The move par Mandy Smith : un court-métrage de papier enchanteur & vitaminé


Designer et sculpteur de talent, Mandy Smith a le don pour créer ou recréer les éléments d’univers variés en défiant les lois du matériau avec lequel elle compose : le papier. Partant de la simplicité de ce dernier, elle excelle à faire surgir des mondes alliant motifs complexes et savoir-faire unique.

Puisant son inspiration dans le fantastique comme dans la vie de tous les jours, l’artiste réalise régulièrement les sculptures et décors féériques de films d’animation, défilés de mode ou pièces de théâtre, contribuant chaque fois à susciter émerveillement et émotion.

Son film d’animation intitulé « The Move » fait partie des mini-films qui mettent de bonne humeur :

Cette mini-tranche de vie a été inspirée par l’emménagement de l’artiste à Amsterdam. La vidéo foisonne de détails, chacun d’entre eux est un condensé de créativité et de patience. L’intérieur de la maison est quant à lui un véritable petit bijou : chaque meuble, chaque objet est une œuvre d’art en soi. Stupéfiant de se dire que l’ensemble ne tient que grâce à du papier, de la colle, du carton mousse et du fil de fer !

« La partie la plus « frustrante » de mon travail réside dans le fait de travailler avec de la colle », explique l’artiste. « Par exemple, concernant le parterre de fleurs devant la maison, j’ai dû incurver chaque tige et la tenir ainsi jusqu’à ce que la colle soit sèche… Mes mains en tremblent encore ! ».

À ce tableau visuellement enchanteur s’ajoutent les effets musicaux et sonores de Lawrence Horne, Piers Burbrook de Vere et Jeremy Yang, qui participent eux aussi d’une atmosphère joyeuse, vitaminée et pleine d’humour.

Diplômée de Central Saint Martins, Mandy Smith a également dirigé un film, réalisé des « modèles » pour le département artistique du « Frankenweenie » de Tim Burton et travaillé avec de nombreux clients tels que Coca-cola, Waterstones, Velvet ou encore Purex.

Influencée par Tim Burton, Tim Walker, MC Escher et Gaudi, dont elle aime la façon de créer une réalité tout en la distordant, elle confie vouloir à présent explorer les contes de fées l’ayant inspirée petite, comme le conte du Nain Tracassin, Jacques et le haricot magique ou encore des histoires de Roald Dahl. Affaire à suivre…

Si comme nous, votre âme d’enfant est curieuse de voir son travail, allez faire un tour sur son joli site !