Atelier Fwells, expert de la sérigraphie sur papier de création Antalis

Creative Power vous emmène dans le 13arrondissement de Paris, au fond d’une petite cour dérobée aux regards, à la rencontre de 2 jeunes passionnés de la sérigraphie qui ont créé l’Atelier Fwells. Dans leur ancien atelier d’artiste devenu « atelier de sérigraphie artisanale », Tom Gorju et Romain Bernard explorent et peaufinent cette technique dont ils sont devenus de véritables experts. Une belle rencontre.

Atelier Fwells : la sérigraphie coup de cœur

En se faufilant dans leur charmant atelier bien équipé, nous sommes accueillis chaleureusement par Tom et Romain, « les Fwells ». On ne tarde pas à comprendre que ce sont des passionnés de la sérigraphie qui ont envie de toucher à tout et de cultiver la qualité, mais pas au détriment d’un côté rock and roll et profondément créatif.

Parcours de 2 amis d’enfance touche-à-tout

Creative Power : Pouvez-vous nous présenter vos parcours respectifs ?

Tom Gorju : Notre point commun est notre formation de graphiste. Pour ma part, j’ai fait une mise à niveau en Arts appliqués et une formation d’infographiste en multimédia.

Romain Bernard : Moi je suis parti en Belgique à l’École supérieure des Arts de Liège car ils ont une section « imprimé » où ils enseignent les techniques de gravure, de sérigraphie… C’est ainsi que m’est venu l’attrait de cette technique que j’ai ensuite partagé avec Tom.

TG : On a commencé notre parcours en faisant beaucoup de graphisme pour nous, nos amis. On a notamment produit pas mal d’affiches pour des bars et la radio. Nous sommes très touche-à-tout. Notre formation d’origine est l’image et le digital. Ainsi, aller vers l’imprimé et la sérigraphie a été une véritable découverte.

RB : En plus de cet intérêt pour cette technique, Tom et moi avons beaucoup d’atomes crochus dans de nombreux domaines : l’art, la couleur, les expos, la musique… Il faut dire que l’on se connaît depuis le lycée. On a toujours travaillé ensemble sur nos projets personnels. L’idée de monter une structure ensemble est donc venue assez naturellement.

CP : Comment est né l’Atelier Fwells ?

TG :  Après nos études, de premières expériences professionnelles en agence pour moi et l’année en Belgique pour Romain, nous avons pris une année sabbatique. C’est à ce moment-là que Romain m’a fait découvrir la sérigraphie. Au bout d’une deuxième tentative de démonstration, j’ai pu admirer le résultat et ça a été le coup de cœur ! Nous avons alors décidé de créer l’Atelier Fwells en mai 2011 en s’installant d’abord à Ivry-sur-Seine à la Fabrique, lieu où sont regroupés plusieurs ateliers d’artistes. En 2012, nous avons eu l’occasion de dénicher ce local du 13arrondissement, également un ancien lieu d’ateliers, au fond d’une petite cour.

CP : Comment se sont passés vos débuts ?

TB : En parallèle de la création de notre activité, nous avons continué à travailler en tant que salariés. Nous venions à l’atelier pendant nos soirées, nos week-ends et nous prenions même des vacances pour avancer sur nos projets ! Nous avons fait en sorte de dégager du temps pour des recherches autour de la typographie, de la sérigraphie, faire des essais, tester différents consommables (encres, papiers). Nous avons procédé à beaucoup d’expérimentations. Mais depuis 2016, nous avons sauté le pas et sommes désormais tous les 2 à plein temps à l’atelier.

Vous avez dit « Fwells » ?

Tom Gorju et Romain Bernard dans leur atelier de sérigraphie, à Paris.
Tom Gorju et Romain Bernard dans leur atelier de sérigraphie, à Paris.

Il était une fois… Fwells. Derrière la création d’une structure, il y a souvent un nom, celui de son fondateur. Le nom choisi par Tom Gorju et Romain Bernard est intrigant. Surnom ? Cri de ralliement ? Nom de code ? Un peu de tout cela, certainement…

CP : On doit souvent vous le demander, mais que signifie « Fwells » ?

TG et RB : Désolés de vous décevoir, mais il n’y a pas de mystère ! Ce terme n’a pas de sens particulier et n’a pas vraiment d’explication. Il remonte aux années où nous étions en cours ensemble. C’était davantage une formule phonétique que l’on se lançait à la volée, une sorte de cri de ralliement. Ce souvenir d’enfance sort de nulle part, mais il nous associe. Peut-être est-ce lié au fait que nous sommes tous les 2 fils uniques ? En tout cas, cela a toujours existé et c’est resté lorsque nous avons créé l’atelier. Ce nom sonne bien et on avoue que cela nous amuse d’entretenir un peu le mythe !

CP : Vous accompagnez le nom de votre atelier de la formule « sérigraphie artisanale ». Le qualificatif d’ « artisanal » est-il quelque chose auquel vous tenez particulièrement ?

TG et RB : Le terme « artisanal » est en effet important pour nous, même s’il est parfois à double tranchant. Par là, nous voulions insister sur la dimension de métier manuel, d’art. C’est avant tout un savoir-faire que l’on cultive. L’aspect très concret de notre travail rend alors la rencontre physique avec nos clients primordiale.

Le rôle décisif d’un imprimeur

CP : Je crois que tout a commencé grâce à un imprimeur qui vous a fait confiance et vous a fait découvrir le papier Antalis. Pouvez-vous nous en dire plus ?

TG : Nous avons fait de belles rencontres dès que nous avons débuté, notamment avec l’imprimerie Launay, en effet, qui cherchait des sérigraphes. Nous avons donc très vite travaillé ensemble. Au bout d’une semaine, il nous a donné un projet, il voulait nous tester, voir de quoi nous étions capables. Il s’agissait d’une vraie opportunité pour démarrer.

RB : C’est vrai que Launay nous a tout de suite fait confiance en nous donnant accès à ses clients qui avaient des projets où l’imprimerie traditionnelle était inadaptée, c’est-à-dire des réalisations sur des matériaux un peu différents du papier traditionnel, comme les cartons gris de chez Antalis, le papier noir (sur lequel seule la sérigraphie peut imprimer) ou encore les gros grammages. Ce fut une première étape pour comprendre où nous étions utiles.

TG : C’est également cet imprimeur qui nous a fait découvrir les papiers Antalis. En prenant contact avec le Brainstore de Paris, nous avons été mis en relation avec d’autres personnes qui cherchaient des sérigraphes. Également, nous travaillons beaucoup avec des personnes que nous avons connues pendant leurs études (art, architecture, graphisme), qui ont aujourd’hui grandi et font appel à nous. Notre entourage d’amis et de connaissances et notre participation active à des collectifs artistiques sont d’autres réseaux qui nous aidés à nous lancer.

Papier de création : le support de prédilection de l’Atelier Fwells

Chez Fwells, l’attachement au papier est une évidence et c’est ce qui fait d’ailleurs leur différence. Là où beaucoup de personnes réduisent la sérigraphie à l’impression de tee-shirts, Tom et Romain cultivent l’art du papier de création et se passionnent pour toutes les gammes, notamment celles d’Antalis qui se prêtent bien à cette technique.

Toujours une histoire de rencontre

Creative Power : Comment s’est faite votre rencontre avec Antalis ?

Tom Gorju : Nous avons découvert surtout les papiers Antalis grâce à l’imprimeur Launay. Puis, de savoir qu’il y avait un Brainstore tout proche a été décisif. Nous avons d’ailleurs construit un très bon relationnel avec les responsables du lieu. Il faut dire que la fidélisation est assez forte sur le papier, car celui-ci peut véhiculer beaucoup de messages.

Romain Bernard : Également, beaucoup d’étudiants sont venus avec leur support pour faire des tests. Or, leur papier provenait souvent d’Antalis. Nous collaborons d’ailleurs beaucoup avec les écoles d’art, d’architecture ou de design, comme l’École bleue, pour lesquelles nous essayons de proposer des solutions d’impression adaptées. C’est très stimulant pour nous car nous continuons d’apprendre avec eux. Et surtout, nous croyons en l’intérêt de la transmission de notre savoir-faire, notamment celui du papier.

CP : Quels sont les papiers de création Antalis que vous aimez tout particulièrement utiliser en sérigraphie ?

TG et RB : Nous sommes surtout adeptes du Keaykolour dont les teintes sont vraiment sympas. On peut l’employer aussi bien en blanc qu’en version colorée. Dans une gamme encore plus qualitative, le Curious Matter Black Truffle est parfait pour notre technique et a un rendu optimal.

CP : Quelle orientation souhaitez-vous donner à votre atelier ?

TG et RB : Nous répondons à toutes les demandes et orientons selon les projets, car la sérigraphie n’est pas toujours adaptée. Nous devons faire des choix et nous souhaitons privilégier les projets les plus qualitatifs. Nous pouvons nous lancer dans un mini projet si, par exemple, celui-ci présente un enjeu technique nouveau pour nous, qui nous fait grandir. En revanche, nous ne pouvons pas toujours nous permettre de faire de l’unité, car cela reste pour nous du prototypage. En règle générale, nous proposons du petit et moyen tirage. 1000 à 2000 exemplaires représentent déjà un tirage énorme pour nous car tout se fait à la main. Quel que soit le projet, nous tentons de garder un certain esprit rock and roll, celui de la musique, de l’affiche d’où nous venons !

Comme l’Atelier Fwells, vous souhaitez plonger dans l’univers des papiers Antalis ? Rendez-vous tout d’abord sur notre site Antalis.fr pour découvrir la grande diversité des gammes. Puis, touchez les papiers et faites-vous conseiller grâce aux services qui vous sont proposés : Brainstores éphémères dans toute la France, la prescription, Direct Échantillons. #justaskantalis

Work in progress sur cette affiche d'un cabinet d'architecture.
Work in progress sur cette affiche d’un cabinet d’architecture.
Superbe jeu d'écalirage pour un autre architecte.
Superbe jeu d’écalirage pour un autre architecte.

Sérigraphie sur bois originale pour ce menu de restaurant.
Sérigraphie sur bois originale pour ce menu de restaurant.

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